Quand et comment as-tu décidé de devenir musicienne?
Cette idée me travaillait depuis mon enfance. Je jouais un peu de piano, guitare et batterie quand j’étais jeune, mais depuis mes 13 ans, danser était mon intérêt principal.
En 1994 je commençais les leçons de danse de rue et j’ai fait connaissance avec la culture hip-hop. 4 ans plus tard, je quittais la danse et, fasciné par le rythme, créais MCing.
 
Quels musiciens ou artistes ont eu la plus grande importance dans ta vie/travail?
J’ai été influencée par plusieurs sources simultanément, et elles varient fortement de temps à autres -par exemple je peux être inspirée par un mix entre les poèmes de Maya Angelou et les idées de Tom Wolfe, la musique raï et les films d’Hollywood. Ensuite j’essaie de les mettre tous ensemble dans ma tête et voir ce qui peut en sortir. Je pense à tous les supports artistiques et tente de me nourrir d’un nouvel autre.
 
Quels sont les aspects positifs et négatifs d’être musicienne en Finlande?
Positif : Dans mon cas il n’y avait pas tellement de compétition alors ce fut relativement facile de sortir du lot. Mais aussi, les auditeurs qui viennent aux concerts ne changent pas beaucoup, alors tu dois penser à un nouveau moyen de conserver leur intérêt dans nos spectacles.
Négatif : Le pays est si grand qu’il est difficile de parvenir à s’approcher des gens de l’autre côté du pays sans faire de tournées intensives.
 
Comment qualifierais tu ton style musical?
C’est du hip-hop mélodique. J’aime mélanger le chant avec le rap pour le rendre plus musical…C’est difficile de saisir et maintenir l’attention des gens avec du rap anglais en ce moment, depuis que certains finlandais s’y opposent.
 
Considères tu avoir changé ton style musical?
Non pas actuellement, je rêverais de faire un groupe. Mes shows donneraient plus d’intensité à ma musique et réciproquement.
 
Quels sont les histoires/sujets que traitent tes chansons?
J’ai noté que sur cet EP la plupart des chansons reflètent mes sentiments sur la musique et la vie autour est d’un côté assez angoissante -un sujet (malheureusement?) très commun dans le hip-hop. Je vise à saisir davantage de sujets universels dans le futur.
 
Dans ton répertoire, quelle est ta chansons préférée, et pourquoi?
Crimes et Passions, car la chanteuse Aphrodite et moi-même entrelaçons graduellement nos voix ensemble pour augmenter l’intensité de cette chanson. C’est une chanson que tu peux ressentir dans tes tripes.
 
Fais-tu des tournées régulières?
Ces trois dernières années, j’avais environ 1 à 2 performances par mois concentrées dans le sud du pays.
 
Préfères-tu chanter en live ou en studio?
Je préfère travailler en studio, et le procédé entier de création c’est quand la chanson est créée et élaborée.
 
Pendant la préparation d’une chanson ou d’un l’album, quel est ton moment favoris?
Nous avons une bonne équipe de production et nous avons de bons fous rires. Les concerts me stressent beaucoup trop, il y a une marge pratique d’erreur et je ne peux pas me relaxer autant que je le voudrais en studio.
 
Quel type de musique/artiste écoutes-tu actuellement?
En ce moment je m’intéresse au hip-hop “ethnique” -groupes qui prennent avantage de leur propre culture et des dessous de leur propre musique- comme Orishas ou Outlandish.
 
Quelle est ta chanson préférée?
Je ne peux pas en choisir une seule, mais la chanson qui m’a toujours touchée est Bridge Over Troubled Water de Simon & Garfunkel.
 
En tant qu’artiste, quel est ton point de vue vis à vis d’Internet?
Je pense qu’Internet est un excellent moyen spécialement pour les artistes underground. C’est un bon truc pour permettre aux artistes d’arriver aux labels d’enregistrements. Pour les artistes disposant d’une grosse promotion, s’exposer sur Internet peut sûrement leur faire perdre des ventes. Mais pour les artistes comme moi, pas très médiatiques, s’exposer sur le net est une grosse valeur promotionnelle. Spécialement dans le hip-hop ou les artistes ont certains projets, c’est un bon moyen de les promouvoir/mettre en oeuvre.
 
Quels sont actuellement tes plans futurs?
Ecrire du rap, et tenter de conserver mon art. Je dirige la plupart de mon énergie directement dans le développement et la promotion de Femcees Finland, un projet en collaboration visant à introduire des filles finlandaises au hip-hop dans cette nouvelle étape.