Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je suis rentré en politique surtout pour défendre mes idées : c’était pour moi le meilleur des moyens.
Ensuite le courage et la force de caractère de certaines personnalités m’ont beaucoup influencé : je pense bien évidemment au Général De Gaulle, mais également à Maurice Schumann.
Etant professeur de philosophie, je suis bien évidemment également influencé par les différents philosophes politiques, et notamment par ceux qui ont fondé la démocratie libérale : Montesquieu, Tocqueville, Kant…
 
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’avantage est notamment la quantité d’information et la capacité de répondre aux besoins des citoyens.
L’inconvénient serait l’absence de véritable pouvoir pour une action concrète et rapide. L’initiative ne vient pas du parlement et son action est entravée.
 
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
L’expatriation est plutôt pour moi une fuite des cerveaux mais qui peut être utile pour maintenir la présence française à l’étranger. Les expatriés peuvent servir de relais de notre pays dans les pays qui les accueillent, et notamment d’un point de vue du développement des échanges culturels, économiques. L’ouverture sur le monde extérieur est aujourd’hui une nécessité vitale pour notre pays. Je souhaite que beaucoup de ceux qui ont trouvé à l’étranger une liberté et un dynamisme qu’ils jugent insuffisants en France reviennent livrer leurs expériences.
 
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Ma femme est italienne. J’ai été littéralement ébloui par ce pays, berceau de notre civilisation. Rome peut vraiment être considérée comme la ville éternelle. En la traversant, on traverse l’Histoire.
 
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Les expatriés sont parfois effectivement les grands oubliés de notre système. On a vu qu’en Italie, leurs votes avaient fait changé la donne. Je vais poser une Question d’Actualité en mai sur ces nombreux départs à l’étranger de la part des jeunes diplômés : ainsi près de la moitié des 2,2 millions d’expatriés sont des jeunes de moins de 35 ans.
 
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
J’ai tout d’abord l’image d’un pays courageux : j’ai ainsi en mémoire la résistance très courageuse des finnois contre les soviétiques en 1940 ; ensuite, la Finlande représente pour moi un pays innovant (cf Nokia), j’ai par ailleurs deux entreprises finnoises dans ma circonscription ; et enfin, ses paysages en font un pays splendide !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Merci de faire passer nos valeurs à l’étranger !